Lac Majeur - Un musée où l’on se mouille pas

By Vacanze Lago • on maggio 29, 2009

LAC MAJEUR - Chaque fois qu’il pleut je suis bien contente, malgré que neuf fois sur dix je n’aie point de parapluie et par conséquent je marche en longeant les murs, en exhibant mon regard le plus sévère pour me faire céder le pas par les personnes qui, elles aussi, marchent le long des murs mais, dans le sens contraire : ça ne fonctionne presque jamais ! Un peu de pluie sur mes vêtements, de toute façon, est un prix que je paie volontiers pour voir la ville un peu plus propre et respirer un air vaguement moins toxique.

Les marchands de parapluies, naturellement, sont toujours plus prévoyants que moi et sont prêts à compenser nos oublis. Vous les trouvez à la sortie du métro, dans les gares et aux coins des rues, avec Leurs échantillons pareils pour tous : parapluies tom-pouce, de toutes les couleurs, ayant la même origine et au même prix. Ils sont tellement intéressés à vendre qu’ils offrent leur marchandise même aux personnes équipées d’un parapluie de fortune, à moitié esquinté, peut-être emprunté ou soustrait à un collègue de bureau, qui ne savait même pas de l’avoir, et probablement acheté à ces vendeurs, peu de temps auparavant !

Museo dll'ombrello - Lac Majeur, ItalieCe sont des parapluies qui reflètent bien l’époque actuelle, il suffit d’une averse un peu plus violente, d’un coup de vent et hop ! ils se renversent en arrière pour ne plus être les mêmes. Les porter ensuite chez le réparateur de parapluies est très coûteux. Et quand je pense que le parapluie était un objet élégant, fait par de braves artisans, parfois même c’était un objet d’art ! Et sans parler du rôle mythique que le parapluie a recouvert dans les temps anciens !

Le parapluie a vraiment parcouru un long voyage avant de devenir un objet d’usage quotidien et reproduit en série. La Chine, l’Egypte, l’Inde et le Japon en revendiquent l’origine. Pour chacune de ces civilisations, c’était un objet sacré. Puis, tout doucement, il est devenu un accessoire de luxe destiné aux familles les plus riches

Durant le Moyen Âge on en perd un peu les traces si ce n’est dans l’iconographie qui le voit exhibé par les papes et utilisé comme objet de liturgie. Curieusement, pendant la Renaissance, il existait des parapluie ‘de joute’: les domestiques des cavaliers les employaient pour protéger leur maître alors que, recouverts de leur armature, ils s’acheminaient à cheval afin de disputer le tournoi. Un peu comme ce qui se passe aujourd’hui pour Valentino Rossi & Company…

le Musée du parapluie et du parasol. Bien, pour ceux qui, comme moi, sont fascinés par l’histoire des objets d’usage quotidien, il est bon de savoir qu’à Gignese, près de Verbania, il existe e Musée du parapluie et du parasol.

Si vous avez programmé une excursion sur le Lac Majeur, vous pourriez vraiment essayer d’élever la moyenne du nombre d’italiens qui visitent ce musée (les 10.000 présences sont presque toutes à attribuer aux touristes étrangers). Malheureusement il n’est ouvert que du 1er avril au 30 septembre ! Dommage !

C’est un curieux édifice qui abrite le musée : il a la forme de trois parapluies placés côte à côte. Dans les salles du musée on raconte l’histoire du parapluie, mais aussi et surtout celle des Fabricants de parapluies de la région qui, à partir du 18ème siècle, formaient une communauté nombreuse et très laborieuse tout en n’étant pas parfaitement intégrée avec la population du lieu. Une sorte de pauvreté et courage à la fois, très intéressante.

On y trouve exposés des parapluies antiques très attrayants, les matériaux avec lesquels ils ont été recouverts, les manches, les outils de travail et les photos d’époque. Un panneau illustre le ‘tarusc’, véritable langue grâce à laquelle les artisans communiquaient entre eux et dont on peut y lire encore quelque chose.

Sites utiles
http://www.comune.gignese.vb.it/ComPaginaGT.asp?Id=73
http://www.gignese.info/index.php

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